Troisième message d’un sage

Delacroix

Troisième message d’un sage

Je sais ce que tu ressens, je connais ta blessure.

Ta profonde blessure a attiré des expériences, des évènements, des gens qui ont reflété ce que tu ne voyais pas en toi.

Ils ont pointé du doigt, ils ont touché là où ça fait mal.

Ta blessure, aime-la.

T’aimer, quand on a un si grand cœur, ne doit plus te faire peur.

Lâche tes résistances, t’aimer est la réponse.

Aimer est la joie la plus puissante de l’âme, c’est la volonté de Dieu.

Il n’y a rien à l’extérieur que tu puisses trouver, chercher, regretter, abandonner.

Il n’y a que ton introspection qui devrait être célébrée.

En connaissant ton profond mal-être, tu peux le dissiper et t’abandonner dans les bras de l’amour.

Le mot amour est souvent utilisé, le meilleur est de le vivre.

Il n’y a pas d’autre chemin qui vaut la peine d’être vécu.

Aimer l’enfant en colère qui n’a pas eu le droit de s’exprimer librement, de pleurer tendrement, et de diffuser l’amour.

Ta tendresse a été étouffée et cela t’a mis en colère.

Ton cœur a été brisé et cela t’a mis en colère.

Ta douceur a été violentée et cela t’a mis en colère.

Pleure ces colères, la tristesse, c’est le sang.

La profonde blessure pleure d’envie d’être aimée pour se dissiper.

Nadia Lalaoui

Dessin: Jeune Orpheline au cimetière — Eugène Delacroix

Un homme à une femme.

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Un homme à une femme.

« Femme, vois-tu, je m’incline devant toi.
Je lève mon visage, j’aperçois que tu souris.
Je regarde ton regard, dans tes yeux je me vois.
Je prends maladroitement, ton bras que je caresse.
Me croyant si timide, du haut de ta beauté,
tu te courbes devant moi, avec humilité.
Je connais ta candeur, mais je m’offusque, surpris,
ma main frôle ton ventre et glisse sur ton vêtement.
Je n’ai pas beaucoup de temps, l’impatience peut gâcher,
un moment si précieux, mon vœu de déclarer.
Sortir un son, une note, qui sauront te toucher.
Ma douce et belle reine, je sens ton corps trembler.
Je suis sûr qu’en toi, ton cœur bat tellement fort,
qu’il est presque essoufflé.
Après quelques secondes,
un air bien concentré,
une voix tombe de ma bouche,
en regardant tes pieds :
mon Dieu,
comme j’ai de la chance,
d’être privilégié,
d’avoir été choisi,
pour vivre à tes côtés. »
©Nadia Lalaoui
Tableau : Sir Lawrence Alma-Tadema « Welcome Footsteps »

Enfant.

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Enfant.

Pleure mon enfant,
N’ai pas peur des mots
C’est un peu brouillon
C’est un peu timide
C’est vrai
Mais c’est tellement beau!
Pleure mon enfant,
Ne m’explique pas
Même si ce n’est pas grave
Même si ce n’est pas toi
Tes larmes sont là pour cela!
Comme une douce pluie
Qui bien que matinale
Ravit toutes les fleurs et les champs aussi
Ne te cache pas
Montre tes émotions
À tous ceux qui voient
Comme tu es en vie!
Quand tu es fragile
Quand tu es toi-même
Ne dit pas un mot
Ce que tu ressens
Seuls tes chuchotements
En feront l’écho

©Nadia Lalaoui

Message d’un sage

the-deliverance-joseph-paul-blanc via fineartamerica.com

Message d’un sage.

Je voudrais vous expliquer ce qu’il se passe dans votre monde, non, pas sur terre… mais dans votre monde intérieur.

C’est une révolution, une révolution est une tempête que vous devez traverser pour réussir à retrouver la paix.

Il y a un passé à nettoyer et un futur à préparer.

Sans des fondations solides, la construction que vous effectuez actuellement ne tiendra pas dans le temps, car au moindre choc, elle risque de s’effondrer.

Ce qui va se passer est une vraie rencontre avec votre besoin fondamental qui est de vous aimer vraiment!

Vous aimez se construit avec douceur, patience et tolérance.

Je vous vois bouger dans tous les sens et vous agitez parce que vous avez peur, non pas parce que vous êtes en paix.

Cette paix se construit au fur et à mesure de chaque petit geste noble que vous faites chaque jour.

Ce petit geste noble, même le plus insignifiant à vos yeux, est pour moi le plus grand car il est le plus simple.

Ce regard bienveillant sur vous, sur le monde, et chaque petit pas que vous faites sans vous soucier de votre environnement prend plus de valeur à mes yeux que tous vos efforts incommensurables de vouloir absolument.

Je vous prie maintenant d’atteindre une introspection sérieuse et un regard intime sur vous.

Vous et seulement vous, vous et surtout vous, le reste n’est que de la folie.

Car il faudrait être fou de vouloir aider l’autre alors qu’on a soi-même besoin d’aide, c’est intéressant mais cela ressemble à un aveugle qui montre le chemin à un autre aveugle.

Il est possible que tous les deux tombent dans un trou.

Je vous invite à écouter plutôt votre cœur, votre intuition et votre guide intérieur.

Je vous souhaite d’être à la hauteur de votre mission, celle d’être des êtres de lumières sur terre, de laisser faire même si cela prend du temps, mais le temps mes enfants n’existe pas, et la pression doit être vaine.

Allez en paix à chacune de vos occupations.

Le petit oiseau fragile que vous êtes deviendra un jour un aigle qui a toujours eu la foi que le plan divin est parfait.

Nadia Lalaoui

Tableau: « La délivrance » de Joseph Paul Blanc 

 

 

Etre dans son coeur

Etre dans son cœur.
« Peu importe où vous en êtes actuellement, que ce soit en vous ou à l’extérieur de vous.
Il existe un endroit en soi qui est sûr et certain, c’est celui du cœur, c’est celui de l’amour.
Etre dans son cœur c’est savoir en rire.
Etre dans son cœur c’est se faire plaisir.
Etre dans son cœur c’est se protéger.
Etre dans son cœur c’est savoir s’aimer.
Etre dans son cœur c’est un lâcher-prise.
Etre dans son cœur c’est de belles surprises.
Etre dans son cœur c’est avoir la paix.
Etre dans son cœur pour se reposer.
Quand on a plus de force et plus beaucoup de courage,
et d’accueillir la grâce de se savoir aimé.
Etre dans son cœur dans un profond silence,
et d’écouter la voix, qui est douce et discrète.
Etre dans son cœur c’est la sécurité.
Etre dans son cœur en toute humilité.
Etre dans son cœur c’est se pardonner.
Etre dans son cœur en toute simplicité.
Etre dans son cœur, chemin de liberté. »
Nadia Lalaoui
 

Poème de Nadia

Avance ne t’arrête jamais, sauf pour te reposer.

Suis le chemin du cœur, suis ton intuition.

Écoute plutôt le sage, tu le reconnaitras, à sa vibration.

Éveille en toi la joie, d’être qui tu es.

Montre comme il est bon d’être à tes côtés.

Écoute la voix qui chante à te faire pleurer.

Éveille en toi la force celle de laisser faire.

Qu’ils te prennent par la main pour t’accompagner.

Les anges de lumières, les maîtres ascensionnés.

Et cesse de me demander trop souvent la même chose.

Car le ciel n’est pas sourd, il a bien entendu.

Mais ce n’est pas le bon moment, pas ce que tu veux vraiment.

Allez  regarde par la fenêtre, regarde les étoiles.

Et quand tu n’as plus envie, qu’essoufflée est ton âme.

Éclaire la bougie, parle-moi, lâche les armes.

Nadia Lalaoui